2018 : année de luttes pour les gaulois réfractaires !

ACCUEIL / Actualités / Dossiers thématiques / 2018 : année de luttes pour les gaulois réfractaires !

2018 : année de luttes pour les gaulois réfractaires !


Cette année encore, Macron et son gouvernement ont enchaîné les réformes injustes et antisociales. Certaines ont particulièrement touché le commerce, les services et la distribution. Beaucoup de camarades ont lutté en 2018. Partout dans les boîtes, la colère gronde ! Retour sur les grandes luttes de l’année écoulée...

CARREFOUR

L’année 2018 a été très tendue pour les salariés du groupe Carrefour. Pour rappel, le « plan Bompard 2022 » annoncé fi n 2017 n’est rien d’autre qu’un plan social XXL. Le 5 février, le Collectif CGT Carrefour lance la « semaine de la colère », qui durera jusqu’au 10 février et qui mobilisera plus de 40 magasins partout en France. Le lancement a eu lieu dans l’hypermarché de Montreuil, en présence de Philippe Martinez. Puis, les 30 et 31 mars, une grève historique mobilise plus de 450 magasins. Mais le rapport de force n’est toujours pas suffi sant, car certains syndicats accompagnent les projets de la Direction. Le 15 juin, une grande mobilisation est organisée à Aubervilliers, devant l’assemblée générale des actionnaires. Plus tard, le 20 octobre, des salariés du Carrefour Market Antibes se sont mis en grève pour leurs conditions de travail. En eff et, les équipes n’arrivent plus à fournir un service de qualité aux clients. Et la nouvelle directrice met la pression aux salariés et fait entrave à l’exercice du droit syndical. En marge du blocage du magasin le 20 octobre, une pétition a été proposée aux clients. Depuis, la directrice montre davantage de respect pour le personnel.

MONOPRIX

Deux magasins Monoprix ont particulièrement fait parler d’eux cette année. Tout d’abord, le Monoprix Gambetta. Les salariés exigent, entre autres, de meilleures conditions de travail, des embauches et davantage de respect de la part de la Direction. Cinq mobilisations ont été organisées : le 9 mars, les 5 et 19 mai, le 2 juin et le 4 juillet. Elles ont toutes rassemblé plus d’une centaine de personnes et ont reçu de nombreux soutiens. Au fi nal, les salariés ont obtenu le départ de la direction et six embauches en CDI à plein temps. Par ailleurs, le Monoprix d’Asnières a aussi enchaîné les mobilisations en cette fi n d’année : le 20 septembre, les 5 et 27 octobre et le 9 novembre. Les salariés réclament de meilleures conditions de travail. Mais, menacés par la Direction, les salariés abandonnent le mouvement et l’une d’elle se fait licencier. De nombreux camarades ont donc choisi de les soutenir en continuant les rassemblements.

MOBILISATION DU 22 MARS

Le 22 mars était une grande journée de grève et de mobilisation nationale et interprofessionnelle, pour lutter contre la politique de Macron et de son gouvernement. Plus de 500 000 personnes, salariés du privé et du public, retraités et étudiants, se sont rassemblés dans les 180 cortèges organisés partout en France. La Fédération CGT Commerce et Services, en plein congrès à cette période, a manifesté à Reims.

RESTAURATION RAPIDE

Le 30 mars, à la gare Saint Charles à Marseille, les salariés de quatre restaurants du groupe Elior ont fait grève. 4 des 5 restaurants que comportent la gare sont donc restés fermés toute la journée. Les salariés réclamaient des embauches, de meilleures conditions de travail et la fin du management agressif. Un DRH du groupe Elior est venu voir les salariés grévistes et s’est engagé à mettre fin aux pratiques managériales agressives.

CASINO

Le 7 avril, la CGT Casino la Valentine a déclenché une journée de grève. Les salariés exigent la revalorisation de la prime d’intéressement et refusent l’ouverture du magasin tous les dimanches. Dès 4 heures du matin, les 60 salariés grévistes ont cessé le travail, jusqu’à la fi n de la journée. Le Directeur ayant refusé de recevoir les représentants des salariés, les grévistes ont envahi son bureau. Il s’est engagé à recevoir une délégation du personnel afi n d’améliorer les conditions de travail.

GAMM VERT

Pendant les NAO, la Direction s’est montrée très peu à l’écoute des revendications des salariés. C’est pourquoi ils ont décidé de faire grève à partir du 9 avril, sur la plateforme de Saint-Priest. Puis la plateforme de Viriat a rejoint le mouvement. Après 4 jours de grève, les salariés ont obtenu une augmentation de salaire et l’intégration de la prime dans le salaire brut.

ELIOR

Le 12 avril, sur le site d’Eurocopter à Marignane, les salariés en charge de la restauration collective, sous contrat avec Elior, ont fait une journée de grève pour dénoncer les bas salaires et les mauvaises conditions de travail.

LE PRINTEMPS

Le 13 avril à 14h, une dizaine de salariées du Printemps la Valentine ont débrayé pour protester contre le management agressif dont elles sont victimes. En eff et, la direction met la pression sur les salariées qui ont plus de 45 ans, pour les faire partir et les remplacer par des salariées plus jeunes et des contrats plus fl exibles. Accompagnées de l’UL, elles ont tracté devant l’enseigne. La direction a convoqué une réunion d’urgence et doit revenir vers les élus.

BYBLOS HUMAN SECURITY

Le 13 avril, la majorité des 182 agents de sécurité de l’UES Byblos Group du site de la Tour Eiff el se sont mis en grève. Ils voulaient dénoncer les conditions de travail, les problèmes de planification et le management autoritaire et répressif. A la fin du conflit, ils ont obtenu que les primes soient maintenues ; que les trois salariés en procédure soient reçus en présence de représentants ; que les méthodes de management soient revues ; que le cycle de travail des postes de 12h soit mieux étudié ; que les écarts des compteurs d’heures soient limités ; que le coefficient 140 soit applicable après 3 mois ; qu’une navette soit mise en place pour les salariés de nuit ; qu’un référent soit mis en place en attendant les prochaines élections ; et qu’il n’y ait pas de sanction à l’encontre des salariés grévistes.

14 AVRIL À MARSEILLE

Le 14 avril, plus de 58 000 personnes se sont retrouvées à Marseille pour réclamer des conditions de vie et de travail plus dignes.

VENTEPRIVÉE.COM

Le 18 avril, les salariés de VentePrivée.com des sites de Saint-Vulbas, du Blanc-Mesnil et de Mitry-Mory ont cessé le travail. Ils revendiquaient une valorisation de leur pouvoir d’achat à hauteur des bons résultats de l’entreprise. Puis le 20 avril, un grand rassemblement a eu lieu devant le siège de la société à Saint-Denis. Plus de 300 salariés grévistes étaient présents. Le 24 avril, les salariés ont voté la reprise du travail, après la signature de l’accord de fi n de confl it. Après s’être battus, les salariés ont obtenu l’augmentation de la prime de participation à 700€ ; le paiement de deux jours de grève et la possibilité de poser deux autre jours en congés payés ; le paiement des salaires des intérimaires ; et la négociation de l’augmentation générale des salaires lors des NAO.

22 MAI À SAINT-LAZARE

Le 22 mai, journée de manifestation des services publics, la Fédération a choisi de se mobiliser aux côtés des cheminots pour faire vivre la convergence des luttes. Plus de 200 camarades issus de nos champs fédéraux se sont donc réunis à la Gare Saint-Lazare à Paris, afi n de dire non à la politique de destruction des services publics et de casse sociale initiée par Macron et son gouvernement. Plusieurs enseignes présentes dans la gare ont été ciblées.

HIPPOPOTAMUS

Mi-juin, la CGT Hippopotamus avait appelé nationalement à la grève et à se rassembler sur tous les établissements contre les conditions de cession des restaurants à travers la pérennisation des emplois. Sur Toulon, les salariés ont décidé de bloquer le restaurant faisant suite à l’annonce de la Direction du transfert à un futur repreneur peu fiable de leur contrat de travail. Après plus de deux mois de grève, les salariés ont reçu le délibéré le 13 août.

GORON SÉCURITÉ

Le 26 juin, devant la Tour Eqho à La Défense, les salariés de Goron Sécurité avaient décidé de se mobiliser pour dénoncer la mutation injustifi ée de 3 salariés après qu’ils aient dénoncé les propos racistes de leur chef de site. Depuis plusieurs mois, certains salariés subissaient des insultes à caractère raciste et des propos humiliants de la part de leur chef de site. Après avoir alerté la direction, le chef de site a avoué ces propos, les mettant sur le compte de la plaisanterie. Malgré plusieurs alertes, ce sont les  agents qui ont été pénalisés. Finalement, la mobilisation a été annulée, puisque 100% des revendications des salariés ont été accordées par la direction lors d’une négociation le 25 juin.

HAPPYCHIC

Le 2 juillet, des salariés du groupe HappyChic, qui détient notamment l’enseigne de prêt-à-porter Jules, ont bloqué un entrepôt dans le Nord, pour lutter contre le plan social. Suite à l’annonce du licenciement de plus de 460 salariés dans le groupe HappyChic, le Ministre du Travail a expliqué que l’on ne peut pas garder les métiers du passé ! Comment expliquer que dans son projet de transformation, la direction de l’entreprise entérine des centaines de licenciements, alors que les actionnaires ont touché plus de 40 millions d’euros de dividendes ? Fin septembre, les délégués syndicaux ont entamé une grève de la faim pour exiger la reconnaissance du périmètre du Groupe Mulliez, qui permettrait de sauver la totalité des emplois chez HappyChic.

LIDL ET FNAC RELAIS

Les salariés des deux enseignes ont débrayé nationalement le 14 juillet pour l’amélioration des conditions de travail. Les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader : non remplacement des partants, augmentation de la charge de travail pour ceux qui restent. C’est pour dénoncer cette recherche constante de rentabilité, dont le maître-mot est la réduction des coûts, que les salariés de ces deux enseignes ont débrayé le 14 juillet.

CASTORAMA

Six salariés du magasin de bricolage Castorama de Dunkerque et syndiqués CGT ont été mis à pied et convoqués à des entretiens préalables au licenciement. Les motifs évoqués par la Direction sont que les salariés « ne sont pas en phase avec la stratégie de l’entreprise ». Pour certains, cela fait plus de 10 ans qu’ils travaillent chez Castorama ! En fait, la Direction met tout en oeuvre pour éviter l’implantation d’une section syndicale. Les 3 et 4 octobre 2018, jours des entretiens préalables, une grande mobilisation de soutien aux salariés a été organisée devant le magasin, en présence de la Fédération, de l’UL de Dunkerque et de l’UD du Nord. Plus de 2 000 tracts ont été distribués !

MOBILISATION DU 9 OCTOBRE

Le 9 octobre a eu lieu une grande journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle contre la casse sociale et la politique de Macron et son gouvernement. Initialement prévue le 27 septembre, nous avons reporté notre journée d’action fédérale au 9 octobre dans une volonté de convergence des luttes. Plus de 300 000 personnes se sont retrouvées dans les cortèges partout en France.

LA FOIR’FOUILLE

Le 13 octobre, de 15h30 et 18h30, les salariés de la Foir’Fouille de Dieppe se sont mis en grève. 7 employés sur 7, ainsi que deux collègues en repos. Les salariés se battent pour contester la suppression de nombreux acquis issus de leur ancien employeur : l’enseigne Tati. En eff et, lorsque la Foir’Fouille a racheté Tati, les salariés ont tacitement changé de CCN et le nouvel employeur a dénoncé les accords existant. Les salariés se battent donc pour garder ces avantages et les étendre à l’ensemble des salariés. Le 15 octobre, le numéro 2 du groupe s’est déplacé à Dieppe et a promis l’instauration d’une prime trimestrielle pour l’ensemble des salariés. Les salariés ont refusé de répondre à cette offre et réclament un 13e mois pour tous !

SERIS SECURITY ET ONET TELEM

Les 16, 17 et 18 octobre, 100% des salariés de Seris Security sur le site d’Ikea Fos se sont mis en grève. Ils réclamaient l’amélioration des conditions de travail ; le respect de la vie privée ; l’arrêt des missions non régies par leur convention collective ; l’application de l’accord Seris ESI avec paiement des heures supplémentaires ; et l’augmentation des salaires. Pendant ces trois jours, la direction Ikea Monde était présente sur le site et la direction du site a remplacé les salariés grévistes. Deux autres journées de grève ont eu lieu les 22 et 23 octobre. Le 14 novembre, après plusieurs semaines de grève et de débrayages, la direction Seris Security France a souhaité recevoir une délégation CGT pour négocier la fi n de confl it. Dans le même temps, les salariés de la société Onet Telem se sont eux aussi mis en grève pour l’emploi, les conditions de travail et les salaires. Une rencontre entre les salariés grévistes des deux sociétés a permis de faire naître, une nouvelle fois, une convergence des luttes.

Top