Le mois de la colère

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Le mois de la colère


Depuis 1874, en France, il est de coutume de mettre toute question d’ordre conflictuel (politique, économique…) en suspens durant la période qui va de Noël au Jour de l’an : « le bon peuple doit pouvoir se concentrer sur les fêtes de fin d’année. » C’est ce que désigne l’expression « la trêve des confiseurs ».

Cette sollicitude pour le bon peuple ne concernait pas sa tranquillité d’esprit ou une invitation à la fête. Déjà, à l’époque, il s’agissait de faire en sorte que le peuple puisse consommer davantage. Il fallait donner un coup de pouce au commerce.
La CGT commerce et services a décidé, quant à elle, de profiter de la trêve des confiseurs pour faire connaître les revendications des salariés. Pas de trêve dans la colère !

Les luttes du « mois de la colère ! »

2 et 3 décembre
CARLTON / L’hôtel Carlton est en grève. Les salariés veulent obtenir de leur employeur Qatari un accord de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) couvrant toute la période des travaux prévus dans le palace cannois c’est-à-dire les 4 ans à venir. La CGT dénombre 150 grévistes.

7 décembre
ID LOGISTICS / Depuis le 7 décembre, des salariés d’ID Logistics (prestataire d’Intermarché) sont en grève contre la réduction du montant de leur prime de productivité mais aussi le respect du droit de grève et le déclenchement des NAO. La CGT Intermarché (ITM LAI) a lancé un appel à solidarité en vue de soutenir les salariés en grève. La modification du mode de calcul de leur prime journalière aboutirait à une baisse très sensible du montant de celle-ci.

18 décembre
GALERIES LAFAYETTE / La CGT des Galeries Lafayette lance l’offensive contre une décision de la direction d’instaurer une inégalité de traitement entre les salariés de l’enseigne à travers l’attribution d’une prime de 1000 euros à une partie d’entre eux (employés au magasin Haussmann) à l’exclusion de tous les autres. Le 18 décembre, 900 salariés du groupe étaient en grève dans toute la France pour dénoncer une politique sociale injuste.

CASINO / Un rassemblement est organisé au siège social du Groupe Casino à Saint-Etienne. Une centaine de manifestants, représentants du personnel, grévistes du Casino de Port-Saint-Louis (Bouches-du-Rhône) et des habitants de cette commune participent à cette initiative contre une succession de suppressions d’emplois chez Casino ces dernières années. Les salariés du magasin de Port-Saint-Louis entament leur 8ème semaine de grève, en l’absence totale de négociation avec la direction sur leurs revendications : prolongation et requalification de plusieurs CDD, passage de contrats à temps partiel à temps complet…

CARREFOUR MARKET / Les salariés et élus CGT du Carrefour market de Fruges mettent en œuvre le plan d’action et de mobilisation décidé pour faire pression sur les directions de la grande distribution : le mois de la colère. Au programme : distribution de tracts, pétitions auprès des salariés et de la clientèle, motions déposées aux DRH des enseignes, grèves et débrayage. Les revendications sont : augmentation des salaires dès le niveau A avec un smic à 1800 euros brut ; revalorisation des niveaux en fonction du travail réel ; embauche pour faire face à la charge de travail ; suppression du travail du dimanche, les jours fériés et en soirée.

19 décembre
CARREFOUR / À l’occasion du mois de la colère, les salariés des magasins Carrefour hyper et Carrefour market de Montélimar sont dans l’action.

20 décembre
HIPPOPOTAMUS / Une partie des salariés de l’Hippopotamus de Toulouse sont en grève devant leur restaurant pour réclamer l’arrêt des contrats précaires, des licenciements tous azimuts, des heures supplémentaires non payées… une pétition de soutien a été créée en ligne sur le site dédié change.org

24 décembre
CARREFOUR MARKET / À l’occasion du mois de la colère, les salariés du magasin Carrefour market de Béthune (nord est) sont dans l’action.

CENTRE COMMERCIAL LA PART-DIEU / Le syndicat CGT du centre commercial de La Part-Dieu (Lyon) appelle à une journée d’action. Les salariés sont invités à débrayer et à manifester de 10 heures à 13 heures. Une conférence de Presse est prévue à 12 heures. Les revendications des salariés sont : amélioration des conditions de travail, gratuité du parking, crèche pour les enfants des employés qui travaillent dans le centre commercial et mise en place d’une restauration collective.

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